Et hop quelques photos de notre aventure de trois jours, perdus dans la jungle !
Impossible de raconter en quelques minutes ces 3 jours d’aventure humaine au coeur du parc national de Nam Ha, mais c’etait tout simplement magnifique ! Au depart du petit village de Vieng Pouka, nous avons progresse à grand peine durant 3 jours au coeur de paysages inctacts – exception faite des zones deboisees par les ethnies locales afin d’y planter leur riz et autres cultures vivrieres.
Le must etant d’avoir pu faire connaissance avec notre guide la soiree precedant la marche, autour d’une jarre de « lao hay » concoctee par son beau pere. Le Lao Hay, c’est un alcool de sticky rice au gout aigre-doux que l’on sirote à la paille, de façon collective. Sympa sur le coup, mais dur dur pour demarrer le lendemain à 8 heures !
Au cours de ces quelques jours de marche, nous avons traverse des villages Kamu (l’ethnie de notre guide) , « Mouzer » et Thai Lue. La plupart des villageois rencontres n’avaient jamais apercu de falangs (nous), si-si, on l’assure ! Dans ces villages, on vit de l’agriculture locale avant tout, et de l’elevage de poulets, canards et cochons. Ils sont partout, les poules n’hesitent pas à nous tenir compagnie dans les petites cahutes en bambou. Le soir nous cuisinons au feu de bois dans les maisons de nos hotes : herbes et fleurs recoltees en cours de la marche dans la jungle accompagnees de poulet (tué presque sous nos yeux) et de l’inenarable sticky rice (on en mangera 3 fois par jour pendant 3 jours – on avoue arriver à saturation). Pas d’eau, pas d’electricite. On se lave avec les villageois dans la riviere. Les femmes scotchent Elise et s’emerveillent de sa blancheur. Moi, je fais pleurer les petits enfants (ca doit etre la barbe, ils n’ont pas l’habitude !). Il faut le dire nous ne nous attendions pas à faire une partie de petanque au fin fond de la jungle ! Le village n’ avait ni electricite, ni eau courante, ni wc….mais….il avait un terrain de petanque ! Nous avons joué avec les cochons et les poules qui traversaient le terrain en pente et tout troué ! Nous avons perdu, sans doute à cause de la digestion difficile du Lao Lao….
Bref, un merveilleux moment au coeur du parc national de Nam Ha qui nous aura couté quelques ampoules et heures de sueur, mais pour un spectacle – et un moment de vie – inoubliables ! Un grand merci à Boun, notre guide, qui a sauvé mon estomac et le genou d’Elise à coup de plantes médicinales ramassées dans la jungle !
Du 20, 21, 22 Decembre 2010.













Alors là je vous envie encore plus, c’est un de mes rêves ce que vous venez de vivre !
Dans la jungle, avec des gens simples…… c’est superbe
Coucou !
Pouvez-vous me dire pour quel compagnie de trecking travaille votre guide SVP ?
Merci,
Sarah
Bonjour Sarah !
Pour le trek à Vieng Pouka, nous nous sommes adressé à un guide local très très sympa directement en arrivant au village (désert lors de notre arrivée !). Je ne connais ni le nom de son bureau (il venait d’en ouvrir un – enfin une cahute en bambou -, à l’angle de la rue principale sur la première rue parallèle à la rivière). Celui qui prend contact avec les falangs s’appelle « Bien » (phonétiquement ça donnait « bi-én ») et celui qui nous accomapgné (à droite sur la dernière photo, avec qui nous avons bien sympathisé) s’appelle « boun » ou « bounyé » !
En espérant que cela puisse t’aider !
Pierre-Jean